Lovin' Mary Jane

paul belêtre : réalisation
stefan gaillot : direction artistique (postprod), supervision des effets spéciaux, production.
ali lakrouf : chef opérateur

 

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.mov (quicktime) 30Mo

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Lovin' Mary Jane : court métrage musical et chorégraphique
durée : 5mn.

"Spiderman" et "BlackPanther" dans un duo de street-dance, un défi chorégraphié, orchestré par le tentaculaire Dj "Octopus" ... aux platines.
Cette "battle" a lieu sur les toits d'une ville imaginaire, entre New York et Gotham City, dans une ambiance très "comix".


Film tourné en 35mm, en studio, la ville étant issue du travail numérique de post-production.
Une centaine de plans truqués : mattes-paintings fonds ville. Immeubles proches + matière du sol + muret du toit "piste" + tentacules d'octopus en 3D. Le tout composité sur Flame. Créations génériques : Manu Gondeau & Julien Rousseau, sur AfterEffect.

 

Diffusion :

> Rencontres urbaines (la villette, 2002),

> Emission tracks sur Arte (2003)

> Magazine Digital hiphop (film sur le DVD) (2003)

> Soirées et festival SFX (2003)

> Diffusé plusieurs fois au "web-café" Arslonga (2002/2003)

> Festival de courts métrages Ciné-sans-filet (Aley les bains, 22/23 aout 2003)

> VHS/DVD Flexible Fury 2 : bande demo du danseur internationnal Benji (Japon, Europe, U.S)

> Nominé au festival "H2o hiphop Odyssey", New York … festival issu du L.A. short festival (nov 2003)

> Diffusé lors des Los Angeles Urban Dance Awards (nov 2003)

> Diffusé à la Maison des Arts de Créteil

> Le documentaire « Flexible Fury 2 » autour du danseur Benji, comprenant plusieurs court-métrages sur le même thème est disponible sur le site « style2ouf.com »

 

Presse

 

> Studio Multimédia (nov 2003) : 12 pages dans ce magazine dédié aux arts graphiques numériques et aux effets spéciaux.
ITW (stefan) + tutorial complet sur un plan (avec les sources sur le cd, + le film)

 

> SFX oct/nov 2003) : ITW 2 pages de paul & stefan dans ce magazine dédié aux effets spéciaux.

Lovin’Mary Jane (feat l’ arachnide, Black P & Dj octo)
Paul Belêtre : réalisation
Stefan Gaillot : direction artistique (postprod) et supervision des effets spéciaux.

« L’idée de faire ce film vient d’un flyer, d’un goût prononcé pour la street-danse, pour certains univers de BD … de la complémentarité de nos expériences … et d’une discussion autour de ces sujets ».

sg : (…) ce flyer m’avait donné envie de faire un film d’anim sur le principe de spider en solo de breakdance dans la rue.
pb : J’étais plus tenté par des vrais danseurs, une chorégraphie mise en scène et un tournage 35mm … Sur ce l’idée ne m’a plus quitté et j’ai écris le scénario dans la foulée, pour passer directement à la phase recherche (comédiens, prod …).

La production : Octobre-2000
pb : Le premier producteur à être intéressé par le concept du film venait d’ouvrir un label chez Première Heure. Chez Telema, je rencontre Fabien Ouvrard, un dessinateur fan de comics qui accepte de faire le story-board. Il a tout de suite compris l’esprit du film, et son travail m’a beaucoup aidé pour convaincre tout le monde.
Une semaine plus tard je montre le storyboard et un synopsis à Stefan, et lui explique que je compte sérieusement monter le projet. Il propose de s’investir à plusieurs niveaux sur le film : effets spéciaux et direction artistique … le projet prend tournure.
Après le feu vert du producteur, je confie le casting à David Mauduit (qui travail sur le film de Blanca Li “le Défi”), qui pense tout de suite à Benji pour interpréter Spiderman.
Coté musique, je veux des sons électro : Nicolas Bolier, Guillaume Atlan et Nico Stretta composent chacun un morceau.
Cyril Prebois me donne un devis pour la fabrication des costumes que le producteur le valide, et nous passons au travail sur la chorégraphie du combat.
D.J Bobo (un ancien danseur qui fait preuve d’une bonne humeur à toutes épreuves) sera docteur Octopus reconvertit en disk jockey. Je rencontre Benji sur le tournage du “Défi”. Il fait parti du “Division Aplha Crew”, et son niveau en break est vraiment pointu. J’accepte sa suggestion de prendre son pote Alain pour jouer la Panthère Noire d’autant que celui-ci a un physique impressionnant.
Préparations / préprod
Sg : … nous avons fait une première analyse technique en partant du storyboard qui était vraiment réussi, bien stylé, les cadres et les poses étaient très expressifs, le rythme y était … mais tout n’était pas possible à tourner, vu le mini budget ... Nous avons donc du revoir certaines parties du découpage, en vérifiant que tous les axes / focales étaient « compatibles », et fait une simulation 3D : modélisation sommaire de l’environnement (ville, immeubles), placement, mouvements et choix de focales pour chaque axe caméras, en adaptant le storyboard, representant des perspectives impossibles sans truchements. Cette simulation de tournage en 3D est très utile, elle permet d’éviter nombre de mauvaises surprises lors du tournage. A l’époque, ce type de simulation n’était pas courrant dans la preparation de tournages, alors qu’il l’était pour la conception et la mise en place des plans de feu de spectacles vivants. Sur les (gros) concerts, les festivals (…) cela permet de concevoir les « light-shows » à la maison, sur pc, en contrôlant et visualisant tout de façon assez précise. Les données sont ensuite importées dans les consoles automatisées reconnues par le soft et ça roule … directe concert ! Ce qui représente un important gain de temps, … d’argent … et bien sur la possibilité de tenter des trucs sans avoir la pression du live, ce qui peut alimenter la créativité. La parallèle avec le film est évidente, et le principe se répend. Les passerelles entre les formats de caméras, de coordonnées de scènes (…) se multiplient : motion-capture > Soft 3D > motion-contrôle (et systèmes plus récents de cameras réelles évoluant dans un univers 3D virtuel, en interraction avec le décors réel, personnages virtuels/reéls …) > softs3D > Soft compositing dans univers 3D (flame, AfterEffect) … bref, on commence à bien s’amuser, d’autant que la 3D photo-réaliste, ou le rendu plus axés sur animation (en volume, dessins animés …) étendent très rapidement leurs domaines de possibles …
En parallèle, Il fallait constituer l’équipe sfx, sachant que les prestataires 3D et compositing étaient tous déjà sur d’autres projets (rémunérés eux !). Nous avons donc du adapter les méthodes de travail au dispersement géographique et opter pour des échanges ftp, + un site web (flash) de référence sur lequel on peut avoir des images ref, des relevés caméra, un plan 2D de la scène complête (immeubles, déco, cameras …voir lien) …
pb : A cette période on est passés par quelques changement de productions, jusqu'à Benjamin Gans (Guido) qui a pris en charge les frais de tournage (35 mm, studio, ne devant pas dépasser 2 jours.) et une partie des costumes.
tournage : Avril-2001
On a réussit à shooter le long travelling du début le vendredi soir alors que la peinture vert-incruste n’était pas sêche, dans le speed.
Premier jour de tournage : on enchaîne les plans à un rythme de déglingos, entrainés par Ali Lakrouf, le chef opérateur. (50 axes FX en 2 jours !)
Les charriades entre les danseurs me font quand même frémir, surtout qu’elles amènent Benji à défier Bobo alors que les costumes souffrent déjà du contact avec le sol bétonné du studio.
On dort tous quelques heures et reprenons le tournage pour s’attaquer à la chorégraphie: c’est là que ça se complique. Les costumes gênent considérablement les danseurs lors d’accrobaties assez dangereuses, la chaleur des projecteurs n’arrangent rien … ils crèvent de chaud sous leurs masques et donc s’essoufflent vite. On est obligé de faire l’impasse sur plusieurs phases prévues lors des répétitions. Heureusement la gestion des truquages à venir ne ralentit pas le rythme, grace à une bonne préparation, une équipe rodée et des solutions adaptables.
On termine tard dans la nuit quand je sens que l’équipe est allé au bout, même si nous n’avons pas pu tourner tout ce que nous souhaitions (inserts, gros plans matiére …).
sg : La date de tournage a été décidée très vite, ne nous permettant pas de tout bétonner, de faire suffisament de repettes, d’essayages/adaptations de costumes, de prevoir à l’avance les réorientations de la scène en fonction des reculs nécessaires pour chaque axe camera et d’avoir donc un plan de (encore) plus efficace.
pb : Suivent quelque jours d’appréhention en attendant les rushes … pas de mauvaise surprise, cool ! Pour le générique de fin je tourne des images avec Benji accompagnés de quelques lascars de son quartier en plein métro parisien. On décide d’improviser une série de sketches pour avoir le choix. La scène du journaliste avec Clément Michel sera déterminante, donnant l’introduction et la conclusion du film. Quatre monteurs successifs s’attèleront au montage du film (faute de dispos), apportant chacun son truc, merci à eux.

Post-production : fin : début 2003
sg : le contexte de la post-prod était spécial, chacun travaillant chez soi ou profitant des heures creuses sur son lieu de travail. Les rencards physiques ont étés réduits au strict minimum, mais même si l’organisation d’un projet permet techniquement de se passer de rendez-vous, les relations directes restent indispensables, enrichissantes. Le choix des artistes 3D ou 2D a été axé sur les qualités humaines, l’envie de partager, le potentiel d’adaptation … chacun choisissant son outil (Maya, 3ds, Lightwave, boujou, Flame, AfterEffect, commotion, Photoshop …). Le compositing a été fait essentiellement sur Flame, à Mikrosimage, partenaire de production.
Mon but était que ce soit pour chacun une occasion d’approfondir, de découvrir, et de se faire plaisir. C’est sur cette base que les techniques ont étés choisies, ensembles. L’homogénéité artistique repose sur ce même principe de dialogue et d’adaptation, en évitant les compromis négatif, c’est à dire quand chacun reste sur une sensation de perte, ce qui serait frustrant. Le thème c’est l’adaptation constructive.
Ma grande surprise a été que la production ayant pris en charge le tournage n’était pas du tout prête à gérer ce type de post-production. Nous (Paul et moi) avons tenu un certain temps en se partageant ce travail, mais c’était trop. Eugénie Deplus nous a rejoint comme assistante de postproduction, à un stade ou nous allions craquer. Elle à fait un super travail, nous permettant de nous reconcentrer sur nos activités respectives.
Merci à tous !