Diffusion
:
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Rencontres urbaines (la villette, 2002),
>
Emission tracks sur Arte (2003)
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Magazine Digital hiphop (film sur le DVD) (2003)
>
Soirées et festival SFX (2003)
>
Diffusé plusieurs fois au "web-café" Arslonga
(2002/2003)
>
Festival de courts métrages Ciné-sans-filet (Aley
les bains, 22/23 aout 2003)
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VHS/DVD Flexible Fury 2 : bande demo du danseur internationnal
Benji (Japon, Europe, U.S)
>
Nominé au festival "H2o hiphop Odyssey", New
York … festival issu du L.A. short festival (nov 2003)
>
Diffusé lors des Los Angeles Urban Dance Awards (nov 2003)
>
Diffusé à la Maison des Arts de Créteil
>
Le documentaire
« Flexible Fury 2 » autour du danseur Benji, comprenant plusieurs
court-métrages sur le même thème est disponible sur le site
« style2ouf.com » |
|
> SFX
oct/nov 2003) : ITW 2 pages de paul & stefan dans ce magazine dédié
aux effets spéciaux.
Lovin’Mary Jane (feat l’ arachnide, Black P & Dj octo)
Paul Belêtre : réalisation
Stefan Gaillot : direction artistique (postprod) et supervision des effets spéciaux.
« L’idée de faire ce film vient d’un flyer, d’un
goût prononcé pour la street-danse, pour certains univers de BD …
de la complémentarité de nos expériences … et d’une
discussion autour de ces sujets ».
sg : (…) ce flyer m’avait donné envie de faire
un film d’anim sur le principe de spider en solo de breakdance dans la rue.
pb : J’étais plus tenté par des vrais danseurs,
une chorégraphie mise en scène et un tournage 35mm … Sur ce
l’idée ne m’a plus quitté et j’ai écris
le scénario dans la foulée, pour passer directement à la
phase recherche (comédiens, prod …).
La production : Octobre-2000
pb : Le premier producteur à être intéressé
par le concept du film venait d’ouvrir un label chez Première Heure.
Chez Telema, je rencontre Fabien Ouvrard, un dessinateur fan de comics qui accepte
de faire le story-board. Il a tout de suite compris l’esprit du film, et
son travail m’a beaucoup aidé pour convaincre tout le monde.
Une semaine plus tard je montre le storyboard et un synopsis à Stefan,
et lui explique que je compte sérieusement monter le projet. Il propose
de s’investir à plusieurs niveaux sur le film : effets spéciaux
et direction artistique … le projet prend tournure.
Après le feu vert du producteur, je confie le casting à David Mauduit
(qui travail sur le film de Blanca Li “le Défi”), qui pense
tout de suite à Benji pour interpréter Spiderman.
Coté musique, je veux des sons électro : Nicolas Bolier, Guillaume
Atlan et Nico Stretta composent chacun un morceau.
Cyril Prebois me donne un devis pour la fabrication des costumes que le producteur
le valide, et nous passons au travail sur la chorégraphie du combat.
D.J Bobo (un ancien danseur qui fait preuve d’une bonne humeur à
toutes épreuves) sera docteur Octopus reconvertit en disk jockey. Je rencontre
Benji sur le tournage du “Défi”. Il fait parti du “Division
Aplha Crew”, et son niveau en break est vraiment pointu. J’accepte
sa suggestion de prendre son pote Alain pour jouer la Panthère Noire d’autant
que celui-ci a un physique impressionnant.
Préparations / préprod
Sg : … nous avons fait une première analyse technique
en partant du storyboard qui était vraiment réussi, bien stylé,
les cadres et les poses étaient très expressifs, le rythme y était
… mais tout n’était pas possible à tourner, vu le mini
budget ... Nous avons donc du revoir certaines parties du découpage, en
vérifiant que tous les axes / focales étaient « compatibles
», et fait une simulation 3D : modélisation sommaire de l’environnement
(ville, immeubles), placement, mouvements et choix de focales pour chaque axe
caméras, en adaptant le storyboard, representant des perspectives impossibles
sans truchements. Cette simulation de tournage en 3D est très utile, elle
permet d’éviter nombre de mauvaises surprises lors du tournage. A
l’époque, ce type de simulation n’était pas courrant
dans la preparation de tournages, alors qu’il l’était pour
la conception et la mise en place des plans de feu de spectacles vivants. Sur
les (gros) concerts, les festivals (…) cela permet de concevoir les «
light-shows » à la maison, sur pc, en contrôlant et visualisant
tout de façon assez précise. Les données sont ensuite importées
dans les consoles automatisées reconnues par le soft et ça roule
… directe concert ! Ce qui représente un important gain de temps,
… d’argent … et bien sur la possibilité de tenter des
trucs sans avoir la pression du live, ce qui peut alimenter la créativité.
La parallèle avec le film est évidente, et le principe se répend.
Les passerelles entre les formats de caméras, de coordonnées de
scènes (…) se multiplient : motion-capture > Soft 3D > motion-contrôle
(et systèmes plus récents de cameras réelles évoluant
dans un univers 3D virtuel, en interraction avec le décors réel,
personnages virtuels/reéls …) > softs3D > Soft compositing
dans univers 3D (flame, AfterEffect) … bref, on commence à bien s’amuser,
d’autant que la 3D photo-réaliste, ou le rendu plus axés sur
animation (en volume, dessins animés …) étendent très
rapidement leurs domaines de possibles …
En parallèle, Il fallait constituer l’équipe sfx, sachant
que les prestataires 3D et compositing étaient tous déjà
sur d’autres projets (rémunérés eux !). Nous avons
donc du adapter les méthodes de travail au dispersement géographique
et opter pour des échanges ftp, + un site web (flash) de référence
sur lequel on peut avoir des images ref, des relevés caméra, un
plan 2D de la scène complête (immeubles, déco, cameras …voir
lien) …
pb : A cette période on est passés par quelques
changement de productions, jusqu'à Benjamin Gans (Guido) qui a pris en
charge les frais de tournage (35 mm, studio, ne devant pas dépasser 2 jours.)
et une partie des costumes.
tournage : Avril-2001
On a réussit à shooter le long travelling du début le vendredi
soir alors que la peinture vert-incruste n’était pas sêche,
dans le speed.
Premier jour de tournage : on enchaîne les plans à un rythme de déglingos,
entrainés par Ali Lakrouf, le chef opérateur. (50 axes FX en 2 jours
!)
Les charriades entre les danseurs me font quand même frémir, surtout
qu’elles amènent Benji à défier Bobo alors que les
costumes souffrent déjà du contact avec le sol bétonné
du studio.
On dort tous quelques heures et reprenons le tournage pour s’attaquer à
la chorégraphie: c’est là que ça se complique. Les
costumes gênent considérablement les danseurs lors d’accrobaties
assez dangereuses, la chaleur des projecteurs n’arrangent rien … ils
crèvent de chaud sous leurs masques et donc s’essoufflent vite. On
est obligé de faire l’impasse sur plusieurs phases prévues
lors des répétitions. Heureusement la gestion des truquages à
venir ne ralentit pas le rythme, grace à une bonne préparation,
une équipe rodée et des solutions adaptables.
On termine tard dans la nuit quand je sens que l’équipe est allé
au bout, même si nous n’avons pas pu tourner tout ce que nous souhaitions
(inserts, gros plans matiére …).
sg : La date de tournage a été décidée
très vite, ne nous permettant pas de tout bétonner, de faire suffisament
de repettes, d’essayages/adaptations de costumes, de prevoir à l’avance
les réorientations de la scène en fonction des reculs nécessaires
pour chaque axe camera et d’avoir donc un plan de (encore) plus efficace.
pb : Suivent quelque jours d’appréhention en attendant
les rushes … pas de mauvaise surprise, cool ! Pour le générique
de fin je tourne des images avec Benji accompagnés de quelques lascars
de son quartier en plein métro parisien. On décide d’improviser
une série de sketches pour avoir le choix. La scène du journaliste
avec Clément Michel sera déterminante, donnant l’introduction
et la conclusion du film. Quatre monteurs successifs s’attèleront
au montage du film (faute de dispos), apportant chacun son truc, merci à
eux.
Post-production : fin : début 2003
sg : le contexte de la post-prod était spécial,
chacun travaillant chez soi ou profitant des heures creuses sur son lieu de travail.
Les rencards physiques ont étés réduits au strict minimum,
mais même si l’organisation d’un projet permet techniquement
de se passer de rendez-vous, les relations directes restent indispensables, enrichissantes.
Le choix des artistes 3D ou 2D a été axé sur les qualités
humaines, l’envie de partager, le potentiel d’adaptation … chacun
choisissant son outil (Maya, 3ds, Lightwave, boujou, Flame, AfterEffect, commotion,
Photoshop …). Le compositing a été fait essentiellement sur
Flame, à Mikrosimage, partenaire de production.
Mon but était que ce soit pour chacun une occasion d’approfondir,
de découvrir, et de se faire plaisir. C’est sur cette base que les
techniques ont étés choisies, ensembles. L’homogénéité
artistique repose sur ce même principe de dialogue et d’adaptation,
en évitant les compromis négatif, c’est à dire quand
chacun reste sur une sensation de perte, ce qui serait frustrant. Le thème
c’est l’adaptation constructive.
Ma grande surprise a été que la production ayant pris en charge
le tournage n’était pas du tout prête à gérer
ce type de post-production. Nous (Paul et moi) avons tenu un certain temps en
se partageant ce travail, mais c’était trop. Eugénie Deplus
nous a rejoint comme assistante de postproduction, à un stade ou nous allions
craquer. Elle à fait un super travail, nous permettant de nous reconcentrer
sur nos activités respectives.
Merci à tous !
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